Pour les familles à l’épreuve du pénal

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Pourquoi un accueil devant les prisons

Etre parents, sœur, frère, fille, fils, amis…d’une personne incarcérée signifie entrer dans un monde fermé et pour la plupart du temps inconnu.

Lui rendre visite nécessite parfois un sas afin de faire le passage d’un monde à l’autre.

Accueillir les familles et proches de détenu(e)s c’est faire vivre ce sas.

Famille et proches de détenu(e)s : ce n’est pas leur sentence et pourtant c’est leur peine

Les familles et proches de détenu(e)s sont souvent isolés par rapport à leur vécu. Ils ne peuvent ou ne souhaitent pas toujours partager leur douleur avec tout un chacun : ils vivent souvent un sentiment de honte et de culpabilité et craignent le jugement du « voisin ». Pour beaucoup, ils portent à l’extérieur le poids du délit de leur proche en détention et ne peuvent pas en parler. Ils ne trouvent que très rarement une oreille sans jugement, une oreille aussi prête à entendre tous les paradoxes qui les traversent concernant le délit fait par leur proche en détention.
Les familles et proches de détenu(e)s sont souvent abattus et isolés et leurs propres ressources sont comme étouffées par la douleur, la tristesse, la colère, la peur, la culpabilité…
Leur offrir un accueil et une écoute c’est leur permettre de trouver leur boussole, qu’ils aient à nouveau accès à leurs propres ressources.

Entre la prison et l’extérieur une rencontre possible avec l’accueillant(e) mais pas obligatoire :

Accueillir c’est tout d’abord permettre aux familles et proches de détenu(e)s de déposer tous les sentiments qui affluent, qui débordent. C’est aussi offrir un regard, une écoute sans jugement, sans représentation.
La plupart des visiteurs arrivent en avance car tout retard entraine quasi automatiquement la suppression du parloir. Ce temps d’attente devant la prison peut être long et accompagné d’une certaine solitude. C’est également un temps particulier où dans l’attente certaines craintes et inquiétudes peuvent s’amplifier.
Il est dès lors important qu’un accueil des familles et proches de détenu(e)s devant les lieux de détention soit proposé. La présence d’accueillant(e)s du REPR permet une rencontre, en lien avec la prison tout en restant à l’extérieur. Les familles et proches peuvent se saisir ou non de cette rencontre et parfois, simplement savoir que cela est là, suffit.
L’accueil se fait principalement devant les prisons. Les lieux, que ce soit le Chalet, les Caravanes, le Relais ou la Cafétéria peuvent être une continuité de cet accueil.Le lieu permet de se poser, de s’abriter, de prendre un café ou encore de se confier dans un cadre plus accueillant.

L’accueillant(e) est un(e) bénévole de le Fondation REPR :

La Fondation REPR est présente sur plusieurs cantons et prisons mais garde une seule et même philosophie de l’accueil. Des valeurs qui sont énoncées dans la Charte à laquelle chaque accueillant(e) doit se référer.
A partir de ce cadre, l’accueil se réinvente sans cesse. Il n’existe pas un protocole unique de comment accueillir. Il s’agit de trouver le bon équilibre, à chaque fois.
Chaque bénévole accueille de manière différente selon son style, la manière avec laquelle il se sent le plus à l’aise. Cela peut-être un apprivoisement en douceur, en prenant le temps. Cela peut également être d’aller directement à la rencontre des visiteurs ou alors simplement d’être présent physiquement tout en restant disponible.
Il arrive que certains propos tenus par des visiteurs dépassent ce que les bénévoles peuvent recevoir. Ils ne sont pas dans une position de devoir tout entendre et peuvent le signifier mais de manière non jugeante.
Il ne s’agit pas uniquement d’accueillir mais aussi d’accompagner ces personnes : parfois par un sourire, un regard ou encore une parole. La personne bénévole fait ainsi bien plus que de donner des informations ou de distribuer des flyers. Une présence physique marque aux visiteurs qu’ils ne sont pas seuls. L’accueil c’est tout d’abord une présence.